Parc des Princes - Club - Pariskop.fr

Parc des Princes

Le Parc des Princes fut utilisé dès le xviiie siècle comme un lieu de détente, de chasse et de promenade prisé par le roi et les princes royaux. Ce caractère est renforcé durant la première moitié du xixe siècle avec l’adoption par la bourgeoisie parisienne de ces plaisirs jadis réservés à la noblesse. Purement naturel jusqu’en 1855, le site connaît ses premiers aménagements urbanistiques avec le percement d’une route donnant le coup d’envoi du développement du futur quartier du Parc des Princes. Il semble que le nom de « Parc des Princes » fasse son apparition à cette période en reprenant les termes de Route des Princes et de Porte des Princes, en usage dès le xviiie siècle3. Le Parc n’est pas sur le territoire de la ville de Paris mais après l’annexion des communes limitrophes voulue par Napoléon III en 1860, il se retrouve à cheval sur les territoires de Paris et Boulogne-Billancourt.

parcveloLe Stade-vélodrome du Parc des Princes est inauguré le 18 juillet 1897. À l’occasion de cette inauguration, l’accès aux tribunes est toutefois interdit par décision préfectorale ! Faites à la hâte, ces tribunes inquiètent les autorités qui n’accorderont leur feu vert qu’après travaux de renforcement.

L’enceinte d’origine compte 3 200 places assises et est ceinturée par une piste cycliste de 666,66 mètres de longueur. Henri Desgrange, alors chroniqueur à Vélo puis directeur de L’Auto-Vélo à partir du 16 octobre 1900, en est le directeur. En 1903, Desgrange met en place le Tour de France qui achèvera son parcours sur la piste du Parc jusqu’en 1967. Le cyclisme sur piste est d’ailleurs le sport vedette au Parc et la piste de la Porte de Saint-Cloud accueille les championnats du monde de cyclisme sur piste en 1900. La piste du Parc est également utilisée pour des courses de motos. Ce type d’épreuves figure déjà au programme de l’inauguration du 18 juillet 1897.

Le concept de club résident existe au Parc depuis le début du xxe siècle. Le Racing Club de France obtient l’exclusivité de l’utilisation du stade pour les sports dits athlétiques : athlétisme, rugby ou football, notamment. En 1902, l’Olympique, fraichement refondé, récupère un temps le statut de club résident pour les sports athlétiques. Dès le mois de septembre, le Racing absorbe l’Olympique et récupère le Parc.

parc2Devant le succès des manifestations présentées, la capacité du Parc est portée à 10 000 places dès avant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, la tenue des Jeux olympiques à Paris en 1924 permet au Parc d’être encore agrandi (20 000 places). Le Parc, Colombes et Pershing furent candidats au statut de stade olympique principal. Après des débats animés, le gouvernement français désigne le Parc des Princes comme stade principal des Jeux en 1922, mais la Ville de Paris refuse de financer les travaux. On évoque même un temps un repli des Jeux à Lyon… Au nom d’une politique du « Grand Paris », et grâce à un financement du Racing Club de France, le stade de Colombes est finalement désigné. Colombes en profite pour être doté de 60 000 places, rendant le Parc obsolète. Pendant un demi-siècle, Colombes constituera un solide concurrent au Parc.

Après 270 jours de travaux, le Parc rénové est inauguré le 23 avril 1932. Il offre 45 000 places à son ouverture, puis 40 000, sécurité et confort oblige (26 000 places assises). Les tribunes ont déjà leurs noms actuels : Présidentielle (ou Tribune de L’Auto), Paris (ou Tribune du Tour de France), Auteuil et Boulogne. Mieux situé que Colombes, le « nouveau » Parc fait l’unanimité.

MARSEILLE-METZLe stade comprend une piste cycliste en ciment rose de 454 mètres de longueur. Le tunnel d’accès se situe à droite de la tribune Boulogne. Lors de l’inauguration d’avril 1932, seules les tribunes sont bâties et le stade s’équipera durant les années suivantes. Les deux tribunes latérales sont déjà couvertes en 1932, mais les virages sont couverts au milieu des années 1950. Les fameuses façades du stade datent de la fin des années 1930. Le programme du nouveau Parc est d’abord dominé par le cyclisme, et l’arrivée finale du Tour de France 1932 y est jugée le 31 juillet.

Roger Taillibert est l’architecte de la nouvelle enceinte. Malgré un doublement du budget initial, la facture finale de 150 millions de francs apparaît très raisonnable comparée aux stades du même gabarit construits à la même période, notamment en Allemagne. Le Parc est le premier stade d’Europe à être doté d’un éclairage intégré au toit et aucun des 50 000 spectateurs n’est à plus de 45 mètres d’une ligne de touche. Les critiques sont toutefois nombreuses : les 164 mètres séparant les tribunes d’Auteuil et de Boulogne, l’absence de parking et la capacité réduite font jaser. Le degré d’inclinaison idéal d’une tribune est alors un sujet qui passionne les lecteurs des revues de football.

parc5L’inauguration du « nouveau » Parc des Princes a lieu le 25 mai 1972 à l’occasion du match olympique de football France-URSS. La finale de la Coupe de France de football 1972, opposant le Sporting Club de Bastia et l’Olympique de Marseille (1-2), qui se tient au Parc une semaine plus tard (4 juin 1972) n’est que le deuxième match disputé dans la nouvelle enceinte. Finale de la Coupe oblige, le président de la République Georges Pompidou assiste au match, et nombre de sources indiquent cette rencontre officielle comme match inaugural de la nouvelle enceinte.

Conçu pour le football et le rugby, le Parc accueille sa première rencontre de XV le 1er novembre 1972. L’AS Béziers, double championne de France en titre, accueille les Gallois de Neath RFC pour une victoire héraultaise 29-17. Le 13 janvier 1973, le XV de France y bat l’Écosse 16-13.

Le Paris Saint-Germain évolue pour la première fois au nouveau Parc des Princes à l’occasion d’un match de championnat de D2 face au Red Star joué en lever de rideau d’un match de D1, Paris FC-Sochaux (10 novembre 1973)30. Il faut toutefois attendre juillet 1974 pour voir le PSG devenir « club résident » du Parc.

Stade de France oblige, le Parc accueille sa dernière finale de la Coupe de France de football le 10 mai 1997. L’OGC Nice est le 17e club couronné au Parc à l’issue de cette 33e finale de la Coupe Charles Simon disputée Porte de Saint-Cloud contre les Bretons de l’En Avant de Guingamp ( 2-1 ).

Dans la foulée, le 127ematch des Bleus joué au Parc des Princes a lieu le 11 juin 1997 : France – Italie 2-2. Ce décompte de 127 rencontres ne prend en compte que les matches dits « officiels », excluant par exemple les parties mettant aux prises les Bleus à des équipes de club.

Pour son dernier match au Parc, le XV de France explose face à l’Afrique du Sud par 10 à 52 (22 novembre 1997). Le 15 mars de la même année, les Bleus fêtaient pourtant sur cette même pelouse le gain du Grand chelem lors du Tournoi des V nations.

Pour la réception de la Coupe du monde 1998, le Parc des Princes se contente d’un lifting minimum. Les fauteuils, après 26 années de service, sont changés. Les tribunes hautes seront désormais exclusivement bleues; bleue et jaune précédemment. Coût de ces travaux : 44 millions de francs à la charge de la Ville de Paris.

60837Le 7 juin 2012, un communiqué du Paris SG et de la Ville de Paris indique que la rénovation du Parc des Princes s’effectuera en deux temps ; contrairement à ce qui était attendu, l’augmentation de la capacité du stade interviendra après l’Euro 2016 33.

Dans l’attente de rénovations qui débuteront courant 2013, le directeur général du Paris SG, Jean-Claude Blanc décide de redécorer le Parc des Princes le 19 février 2012, avec la mise en place d’une couronne rouge sur lesquels les slogans les plus populaires y sont répétés : « ICI C’EST PARIS » et le nouveau « RÊVONS PLUS GRAND » ainsi que la liste complète des trophées remportés par le club depuis 1970.

Source : Wikipédia

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